Note de conjoncture, décembre 2012 - Toujours pas d'élan



Publié par : Coll. (INSEE)



document1_125Sommaire

*Vue d'ensemble
*Dossier : L’industrie manufacturière en France depuis 2008 : quelles ruptures ?
*Conjoncture France
*Développements internationaux
*Eclairage :
-Le poids des dépenses pré-engagées ne progresse plus depuis 2009
-Compétitivité-coût et taux de marge dans l’industrie manufacturière dans la zone euro : quelles ruptures depuis 2008 ?
-États-Unis : une «falaise» budgétaire moins haute qu’attendu ?
*Comptes des pays
*Compte associé de la france

Résumé[INSEE]

"Comme prévu dans le Point de conjoncture d’octobre, les économies avancées ont légèrement accéléré au troisième trimestre 2012 (+0,2 % après +0,1 %). Derrière ce mouvement d’ensemble apparaissent de grandes divergences : l’activité a nettement accéléré aux États-Unis et au Royaume-Uni, tandis qu’elle s’est de nouveau contractée dans la zone euro et a chuté au Japon.

Au quatrième trimestre 2012, l’activité calerait dans les économies avancées (0,0 %), sous l’effet du retour à la normale au Royaume-Uni, et d’un contrecoup aux États-Unis. Elle se contracterait dans la zone euro (-0,3 %) et en France (-0,2 %). Les enquêtes de conjoncture n’indiquent pas d’amélioration franche du climat des affaires depuis plusieurs mois et les premières données d’activité disponibles laissent même attendre une rechute de l’activité, en partie par contrecoup du rebond de la production manufacturière du troisième trimestre.

Toutefois, la demande, interne comme externe, semble faire preuve d’une certaine résistance. Ainsi, les enquêtes de conjoncture ne laissent pas attendre de décrochage de l’investissement des entreprises et les données de consommation disponibles font état d’une quasi-stabilité, semblant confirmer que la baisse du pouvoir d’achat des ménages serait amortie par la diminution de leur taux d’épargne. Ainsi, pour servir cette demande, les entrepreneurs accentueraient leur déstockage.

Cette résistance de la demande en France devrait se poursuivre au premier semestre 2013, permettant à l’activité de progresser à nouveau, légèrement, au premier semestre 2013 (+0,1 % par trimestre).

Les exportations accéléreraient ainsi quelque peu, sous l’effet du redémarrage de la demande mondiale, et de la dépréciation passée de l’euro. Sous l’hypothèse d’un accord aux États-Unis permettant de limiter l’ampleur du choc budgétaire, les économies avancées redémarreraient en effet progressivement début 2013 (+0,2 % puis +0,3 % aux premier et deuxième trimestres). D’une part, la demande intérieure dans la zone euro cesserait de baisser grâce à l’apaisement des tensions financières et à l’orientation un peu moins restrictive des politiques budgétaires. D’autre part, les économies émergentes accéléreraient légèrement, du fait notamment de l’assouplissement passé de leurs politiques monétaire et budgétaire.

La demande intérieure serait quant à elle de nouveau atone en France, notamment la consommation des ménages. Après avoir fortement progressé fin 2012, les prélèvements sur les ménages feraient une pause au premier semestre 2013, mais les revenus d’activité continueraient de ralentir. Le retour des gains de productivité spontanés sur leur rythme d’avant-crise, amorcé depuis fin 2011, conduirait en effet à d’importantes pertes d’emplois marchands (un peu moins de 40 000 par trimestre début 2013). La baisse de l’emploi total serait toutefois un peu plus faible, du fait d’une augmentation du nombre d’emplois aidés dans le secteur non marchand. Le taux de chômage atteindrait 10,9 % mi-2013 (10,5 % en France métropolitaine).

Au-delà des fluctuations trimestrielles du pouvoir d’achat, celui-ci serait sur une tendance baissière (-0,2 % sur un an au deuxième trimestre 2013), mais cette baisse resterait suffisamment modérée pour que celle du taux d’épargne des ménages permette un maintien de leur consommation.

Divers aléas sont associés à ce scénario. Le taux d’investissement des entreprises françaises est aujourd’hui relativement élevé. Un ajustement marqué à la baisse, non inscrit dans notre scénario, est donc possible, même si rien dans les enquêtes auprès des entreprises ne permet d’en déceler des signes avant-coureurs. À l’inverse, l’économie française pourrait bénéficier d’un soutien extérieur plus important que prévu, si l’accélération en cours dans les pays émergents prenait de l’ampleur ou si l’apaisement des tensions sur les marchés financiers dans la zone euro dégelait rapidement les comportements de dépense des consommateurs et des entreprises. "[INSEE]

Publié dans : Note de conjoncture
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Date de publication sur le site :2012-12-24


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