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L’étonnante disparité des territoires industriels - Comprendre la performance et le déclin



couverture livre
Préface : Olivier Lluansi

Carré Denis (autres ouvrages et documents)

Denis Carré, est chercheur associé à EconomiX, Université Paris Nanterre. Le fil rouge de ses recherches et publications porte sur la disparité des performances des entreprises et des territoires. A propos des indicateurs de performances, outre les critères standards de productivité et rentabilité, ses travaux se sont intéressés aux différences d’efficacité des activités de recherche et innovation ainsi qu’au contenu spécifique des trajectoires de croissance de l’emploi des unités observées.

Frocrain Philippe (autres ouvrages et documents)

Diplômé de l’Ecole d’économie de Paris, et docteur en économie de Mines ParisTech, Philippe Frocrain est chef de projet à La Fabrique de l’industrie. Ses travaux portent notamment sur les effets de la mondialisation sur le marché du travail, la compétitivité industrielle, et le développement économique des territoires exposés à la concurrence internationale.

Levratto Nadine (autres ouvrages et documents)

Nadine Levratto est économiste, directrice de recherche au CNRS à EconomiX (unité mixte de recherche CNRS université Paris Nanterre) et chargée d’enseignements à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne et à l’université Paris Nanterre. Ses principaux thèmes de recherche portent sur l’économie de la firme, les politiques industrielles et les territoires.

Page Personnelle


Editeur : Presses des Mines
Isbn : 978-2-35671-585-2
Nombre de pages : 80
Prix : 22 €
Parution : novembre 2019
Synthése

Présentation éditeur :

Cette Note examine les ressorts de la performance de nos territoires, en particulier des plus industriels d’entre eux. Elle montre qu’il n’y a pas de fatalité sectorielle et que les conditions locales ont une influence prépondérante sur l’évolution de l’emploi.

Depuis la fin des années 1990, l’écart se creuse entre les territoires dynamiques qui créent des emplois, et ceux en difficulté qui en perdent. Cette étonnante disparité des territoires industriels alimente souvent une représentation simpliste, dite des deux France, qui oppose les espaces métropolitains supposés “gagnants de la mondialisation” et les territoires périphériques que l’on perçoit comme pénalisés par une désindustrialisation inéluctable.

Cette grille de lecture, très reprise durant le mouvement des “gilets jaunes”, ne résiste cependant pas à l’analyse : les fractures économiques et sociales ne se confondent pas simplement avec celles de la géographie. Vitré, Figeac, Issoire, Cholet, Saint-Nazaire et tant d’autres zones d’emploi nous rappellent que des territoires de taille ou de population moyennes peuvent afficher une santé insolente, notamment dans les secteurs industriels. Or, cette hétérogénéité est encore assez mal expliquée par la littérature économique.

Depuis la fin des années 1990, l’écart se creuse entre les territoires dynamiques qui créent des emplois, et ceux en difficulté qui en perdent. Cette étonnante disparité des territoires industriels alimente souvent une représentation simpliste, dite des deux France, qui oppose les espaces métropolitains supposés “gagnants de la mondialisation” et les territoires périphériques que l’on perçoit comme pénalisés par une désindustrialisation inéluctable.

Cette grille de lecture, très reprise durant le mouvement des “gilets jaunes”, ne résiste cependant pas à l’analyse : les fractures économiques et sociales ne se confondent pas simplement avec celles de la géographie. Vitré, Figeac, Issoire, Cholet, Saint-Nazaire et tant d’autres zones d’emploi nous rappellent que des territoires de taille ou de population moyennes peuvent afficher une santé insolente, notamment dans les secteurs industriels. Or, cette hétérogénéité est encore assez mal expliquée par la littérature économique.

La présente note étudie donc les ressorts de la performance de nos territoires, en particulier des plus industriels d’entre eux, sur la période d’après-crise allant de 2009 à 2015.

Elle confirme tout d’abord que l’industrie a en général un fort effet d’entraînement sur l’emploi dans les autres secteurs du territoire. C’est pourquoi il est important de se préoccuper tout particulièrement du dynamisme territorial du secteur industriel.
Ensuite, l’analyse met en lumière la grande diversité des trajectoires territoriales. Certaines zones d’emploi ont ainsi bénéficié d’une croissance de leur base industrielle, alors que l’on sait que l’industrie française a globalement perdu des emplois. Par ailleurs, les variations positives ou négatives constatées dans les zones d’emploi apparaissent comme étant indépendantes de la taille de leur base industrielle : il n’y a pas de fatalité frappant les “grands bassins industriels”, pas plus qu’il n’y a de prime automatique aux grands clusters et autres métropoles.
Enfin et surtout, nos calculs montrent que la spécialisation des territoires dans des secteurs plus ou moins porteurs est un “prédicteur” assez médiocre de leur performance. Autrement dit, c’est “l’effet local” qui permet de comprendre la trajectoire des territoires. Cet effet peut d’ailleurs être fortement positif dans un secteur d’activité et assez faible voire négatif dans un autre… Après avoir constaté cette grande hétérogénéité, la note présente une analyse économétrique qui identifie certains déterminants de cet effet local et en écarte d’autres. Le meilleur prédicteur de l’évolution de l’emploi industriel semble être la performance industrielle des territoires alentours. Mais, globalement, l’analyse statistique ne permet pas d’identifier beaucoup de facteurs ayant une influence significative sur la performance industrielle des territoires

En conclusion, si les caractéristiques structurelles des territoires n’expliquent pas si simplement leur performance en matière d’emploi industriel et d’emploi total, c’est probablement parce que ces phénomènes sont de plus en plus multi-paramétriques, plus encore parce que leur “capital social” et, notamment, l’efficacité des institutions et des coopérations entre acteurs divers jouent un rôle primordial. C’est enfin et surtout parce que le dynamisme des entreprises et leur capacité à générer de la croissance, qui ne dépendent pas exclusivement du territoire, restent le principal moteur du développement local. Pour mieux comprendre comment on peut encourager les entreprises les plus dynamiques et transformer les succès individuels en performance collective, il paraît donc désormais opportun de multiplier les études de cas qualitatives.

Cet ouvrage présente les résultats d’un projet de recherche conduit dans le cadre de l’observatoire des Territoires d’industrie. Il s’adresse aux décideurs publics, dirigeants d’entreprises, chercheurs et étudiants, désireux de comprendre les déterminants de la performance économique des territoires.

Public : Tous publics








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35 rue de Marseille
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