Le capitalisme chinois peut-il réussir sans démocratie ?

Conférence organisée le 05 nov 2019

Trente ans après la répression de Tien an men, la perspective d’une démocratisation à l’occidentale apparait plus lointaine que jamais. Encouragée par ses succès économiques exceptionnels, la Chine aujourd’hui affirme de plus en plus fortement sa différence et se présente comme un modèle de société supérieur à celui qui avait été imaginé par les philosophes des Lumières associant souvent libéralisme économique et sociétal. Les difficultés et les doutes de nature sociale et politique qui affectent l’Occident lui sont autant d’argument en faveur d’une voie de développement aux caractéristiques chinoises. Au cœur de sa rhétorique il y a la recherche du bien-être du peuple avant les droits individuels, la création d’une société d’avant-garde fondée sur la maitrise de la science et la technologie, guidée par un parti communiste tout puissant et une forme de capitalisme monopoliste d’état.

Le pari peut-il être gagné ? La Chine doit affronter de multiples obstacles : internationaux où sa stratégie du passager clandestin semble avoir atteint ses limites, efficacité discutable des entreprises d’état, endettement explosif, corruption qui périodiquement fait l’objet de purges au sein même du Parti lors des changements d’équipes dirigeantes etc… Telles sont quelques-unes des questions que nous aborderons à l’occasion de cette session.

Président de séance

Fouquin Michel (Conseiller au CEPII)

Intervenants :

Artus Patrick (Chef économiste de Natixis et membre du Comité Exécutif, Professeur-associé d'économie à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne )
Aglietta Michel (Professeur émérite d’économie, conseiller scientifique au CEPII et à France Stratégie)
Balme Stéphanie (Doyenne du Collège universitaire, professeure et chercheure à Sciences Po)
Zhang Lun (Professeur d’Etudes chinoises, Université Cergy-Pontoise)

Vidéo de la conférence :