Vit-on mieux en ville ou à la campagne ?

Conférence organisée le 06 nov 2019

Les grandes métropoles sont régulièrement présentées comme le nouvel Eldorado économique. Elles constitueraient l’espace géographique où l’on trouverait le plus facilement un emploi, où on y serait le mieux payé, où l’accès à la culture et aux services publics y est mieux assuré, par opposition aux territoires dits « périphériques » ou isolés qui se sentiraient de plus en plus abandonnés. A l’inverse, les « campagnes » ou les territoires moins denses bénéficient d’autres aménités : les conditions environnementales y sont souvent plus favorables, les effets de congestions y sont moins importants, le coût du logement est en général moins élevé, les inégalités y sont aussi souvent moins importantes. Prendre en compte des critères de bien-être au-delà des critères économiques (tels que le stress, le sentiment de bonheur, la santé) change-t-il le constat ? La fracture territoriale entre ville et campagne est-elle réelle et générale ? On gagne mieux sa vie en ville mais cela n’est-il pas compensé par un coût de la vie plus élevé ? Est-ce le cas dans toutes les villes ? Un territoire rural connecté à une métropole est-il comparable à un territoire rural isolé ?

Président de séance

Laudier Isabelle (Responsable de l’Institut CDC pour la Recherche, Caisse des Dépôts )

Intervenants :

Baume Emeline (16ème Conseillère Métropole de Lyon, membre de la Commission Permanente Prévention des déchets et Économie circulaire)
Bono Pierre-Henri (Chef de projet au laboratoire interdisciplinaire d'évaluation des politiques publiques de SciencesPo)
Chareyron Eric (Directeur prospective, modes de vie et mobilité dans les territoires, Keolis)
Trannoy Alain (Directeur de l'Aix-Marseille School of Economics, membre du Cercle des économistes et du Conseil d’analyse économique )
Perona Mathieu (Directeur exécutif de l'Observatoire du bien-être du CEPREMAP)

Vidéo de la conférence :