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Le rôle des banques centrales après la crise (vidéo disponible)



Conférence organisée le 09/11/2012

Présentation de la conférence

Les Banques Centrales pourraient être tentées, après la crise, de revenir à leurs objectifs et à leurs moyens d'action traditionnels: contrôle de l'inflation par les politiques monétaires conventionnelles, c'est-à-dire essentiellement par le maniement des taux d'intérêt à court terme. Mais la crise a révélé le besoin que les Banques Centrales jouent un rôle très élargi:
- supervision des banques, avec l'information privilégiée sur la situation des banques dont elles disposent ;
- participation à la supervision "macro-prudentielle" des pays et des politiques économiques ;
- stabilisation des prix des actifs (obligations, et même au-delà), en raison de l'incapacité des marchés financiers à fixer des prix raisonnables pour beaucoup de classes d'actifs (échec de la "discipline de marché").

Les Banques Centrales voudront-elles assurer ce rôle élargi? Accepteront-elles d'intervenir sur les marchés des actifs financiers autres que les titres à très court terme, malgré leurs réticences connues (aléas de moralité, capacité à fixer des "bons" prix)? Y a-t-il alors risque de conflits d'intérêts ou de conflits d'objectifs?

Vidéo de la conférence

Vidéo
Thèmes : Monnaie, banque, finance,
Mots clés : Banque Centrale,
Intervenants : Patrick Artus (Directeur de la Recherche et des Etudes Natixis),  Benoît Coeuré (Membre du directoire de la Banque centrale européenne),  Christian Noyer (Gouverneur de la Banque de France), Jean Pisani-Ferry (Directeur de Bruegel),  Xavier Ragot (Professeur associé, Paris School of Economics) et Emmanuel Lechypre (BFM TV et BFM Business)

Les documents des conférenciers

Il faudrait reconstruire les fondements des politiques monétaires de Patrick Artus

Le fondement présent des politiques monétaires de la grande majorité des Banques Centrales est la théorie de la crédibilité des Banques Centrales dans la lutte contre l’inflation. Elle a été développée au début des années 1980 après la grande poussée d’inflation liée aux deux chocs pétroliers de 1974 et de 1979.

Mais maintenir la crédibilité anti-inflationniste est-il aujourd’hui le problème central des Banques Centrales ? Il nous semble qu’elles sont plutôt confrontées :
- à des situations d’excès d’endettement ;
- à des anomalies de valorisation des actifs financiers ; à des niveaux infondés, dans un sens ou dans l’autre, des primes de risque ;
- à des équilibres déflationnistes, où le problème de la Banque Centrale devient de garantir crédiblement le retour d’une inflation suffisante, la crédibilité anti-inflationniste visuelle étant alors contre-productive.

Il s’agit alors dans le Monde contemporain, d’assurer la stabilité financière, la valorisation correcte des actifs et l’absence de déflation que d’éviter l’inflation. Il faut sans doute reconstruire, à partir des problèmes contemporains, la théorie et les principes d’action des Banques Centrales, ainsi que les instruments de la politique monétaire.

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