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L'industrie en cale sèche - Matière premières : de la gestion des flux aux rapports de force



couverture livreCharles Thierry (autres ouvrages et documents)

Docteur en Droit (Université Jean Moulin – Lyon 3 – thèse sur Jacques Chaban-Delmas, «Idéal politique et projet social» en 1992). Il a commencé sa carrière en qualité d’ATER à l’Université Pierre-Mendès-France – Grenoble 2. Après une expérience bancaire au Crédit Agricole, il est aujourd’hui directeur des affaires juridiques d’Allizé-Plasturgie / membre du Comité des relations interindustrielles de sous-traitance (CORIST) au sein de la Fédération de la plasturgie et du Centre national de la sous-traitance (CENAST).
Il est également expert chronique sur http://www.cfo-news.com


Editeur : Editions l'Harmattan
Isbn : 978-2-336-00868-4
Nombre de pages : 206
Prix : 21 €
Parution : avril 2013
Essai

Présentation éditeur :

Dans Paroles de gueules noires, un mineur raconte que « les chevaux comptaient les wagonnets… Vous en mettiez
neuf au lieu de huit, ils s’arrêtaient ». Et s’il ne s’agissait que de cela : retrouver le sens de la mesure si tant est que
cela soit possible depuis les années glorieuses. Et si l’énergie la moins chère, c’était « l’énergie non consommée ».
Le débat sur la « transition énergétique » de l’été 2012 est déclenché par une série de phénomènes déjà engagés
dans le reste du monde. Et avec une facture énergétique de plus de 60 milliards d’euros en 2011 [soit 90 % de son
déficit commercial], la France n’échappera pas au débat. Selon François Loos, « nous sommes tous des acteurs de
la transition énergétique et il faut se mobiliser pour ne pas avoir à la subir ». En tout état de cause, le débat
énergétique est avant tout un débat de politique industrielle, tant il est vrai que les industriels sont en première
ligne et que « l’énergie est le sang de l’économie ».
Victime du « syndrome de la cale sèche », l’industrie serait-elle condamnée au destin tragique du héros balzacien
de la Peau de chagrin, capable de réaliser tous les désirs [mais l’objet magique rétrécit et la vie de son propriétaire
raccourcit également], la satisfaction immédiate de ses souhaits conduisant inexorablement à son épuisement. À
force de courage et d’abnégation, les gueules noires des siècles passés ont permis le développement industriel de
notre pays. Aujourd’hui encore, les matières premières sont produites ailleurs dans des conditions qui relèvent
d’un autre âge, avec son lot de violence à la mesure des enjeux, comme en témoignent les émeutes ouvrières qui
ont fait plus de 30 morts aux mines Lonmin (Afrique du Sud) en août 2012, mais désormais c’est bien l’atelier du
monde qui a changé de tropiques. Il s’agit sans doute du pire krach de l’histoire industrielle française dont il
convient hic et nunc de dénoncer les causes. Comme l’écrit Paul Valéry dès 1931 : « Il faut rappeler aux nations
croissantes qu’il n’y a point d’arbre dans la nature qui, placé dans les meilleures conditions de lumière, de sol et de
terrain, puisse grandir et s’élargir indéfiniment. » Pour l’avenir de l’industrie, la crise des matières premières et de
l’énergie est la mère de toutes les batailles. Quant aux choix qui s’offrent à nous, ils doivent désormais être
considérés comme des choix de civilisation.

Sommaire :  Avant-propos / Matières Premières à réflexion
Introduction / Entrée en matière
Chapitre I / Industrie : les matières de notre affliction
Matières premières à profits ou le grand échiquier mondial. – Raffinage : la mamelle de la France. – La loi peau de
chagrin « Petroplus ». – Voyage au fond de la mine. – La longue plainte de l’acier. – D’une « table ronde » l’autre… - La PME industrielle entre le marteau et l’enclume.
Chapitre II / Sécuriser l’accès aux ressources : le changement c’est maintenant !
Du canal de Suez au canal de Craponne. – Que la force majeure soit avec nous ! – Une force majeure qui part en fumée ?
– Répercussion des hausses matières : les outils juridiques. – Surcharge dans les transports. – Petit cours de droit
[d’éthique] à l’usage des grands donneurs d’ordre.
Chapitre III / Le verre à moitié vide de la stratégie matières premières en France
Les comités de filière ne répondent plus. – La voie du compromis. – La charte ? « C’est un monologue qui voudrait être
validé par un choeur ». – Réflexions sur les chaînes de valeur. – Tendance printemps été des plastiques. – La goût amer
des matières plastiques. – Le facteur matières premières dans la compétitivité de la plasturgie européenne. – Les
tribulations des matières plastiques. – Quand l’industrie pétrolière et pétrochimique délaisse l’Europe.
Chapitre IV / Edf au coeur des tensions
De l’électricité dans l’air. – Loi Nome : un « vote à l’aveugle ». – Les réactions du GFI
Chapitre V / Vers la maîtrise de l’énergie
Regroupez-vous ! – Enfin un développement durable ! – Les matières conjuguées au futur. – L’entreprise, l’homme et le territoire ou la possibilité d’une île. – Vers une économie de fonctionnalité pour faire le plein d’énergie
Conclusion
Postface

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