Les effets d'un prix du pétrole élevé et volatil

Auteur(s) :


Artus Patrick (Chef économiste de Natixis et membre du Comité Exécutif, Professeur-associé d'économie à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne )
Chalmin Philippe (Professeur d’histoire économique à l’Université Paris-Dauphine)
d'Autume Antoine (Professeur de Sciences économiques)

Jean-Marie Chevalier
Editeur : La Documentation française
Isbn : 978-2-11-008257-2
Nombre de pages : 255 pages.
Prix : 14.00€
Parution : septembre 2010
Public : tous publics
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Présentation éditeur

Le prix du baril de pétrole a connu ces dernières années des évolutions heurtées : parti de 9 dollars en décembre 1998, il a culminé à 145 dollars en juillet 2008, pour redescendre à 32 dollars en décembre 2008 et remonter à 86 dollars début mai 2010.
Confrontée à ce nouvel environnement énergétique, l'économie française doit-elle craindre un prix du pétrole élevé et volatil ? Dans leur réponse à cette question, Patrick Artus, Antoine d'Autume, Philippe Chalmin et Jean-Marie Chevalier délivrent quatre messages principaux : La tendance à la hausse du prix du pétrole est inévitable. Elle s'accompagnera d'une volatilité importante qui reflète les nombreuses incertitudes sur les fondamentaux réels mais qui tient également à l'environnement financier, soumis à des mouvements spéculatifs, dans lequel s'inscrit le marché pétrolier ; Le pétrole occupe aujourd'hui une place plus réduite dans l'économie française par rapport aux deux chocs pétroliers de 1973 et 1979.
En plus de cette baisse de l'intensité pétrolière, trois autres phénomènes peuvent expliquer l'atténuation des effets économiques négatifs constatée dans l'épisode récent de hausse sensible du prix du pétrole brut : l'appréciation de l'euro, la part élevée de la fiscalité dans le prix pour les consommateurs et une meilleure réponse des politiques macroéconomiques ; Même si l'impact de la hausse du pétrole semble plus faible qu'il ne l'était lors des premiers chocs des années 70, les auteurs nous invitent à ne pas sous-estimer les effets de ce choc d'offre négatif.
Une hausse du prix de 80 à 150 dollars réduirait le PIB français d'un ou deux points; La politique économique doit encourager et accompagner les ajustements et redéploiements nécessaires du côté de l'offre, sans chercher à les freiner. Une politique indifférenciée de soutien à la demande serait inefficace. Les auteurs développent un certain nombre de préconisations qui vont dans ce sens.