La finance est elle conciliable avec les objectifs de long terme du développement durable ?
- La rentabilité économique des projets est habituellement évaluée à l'aune de taux d'actualisation normatifs ou de taux d'intérêt prévalant sur les marchés financiers. Les choix paraissent ainsi faire prévaloir le court terme sur le long terme, selon une raison économique qui s'opposerait à l'intuition écologique. On montrera, en évoquant par exemple certains aspects du rapport Stern, comment et jusqu'à quel point on peut réconcilier économie et écologie.
- Les politiques climatiques, envisagées dans le cadre du protocole de Kyoto, prévoient la mise en place de marchés de permis internationaux d'émissions entre pays participants, et d'ores et déjà l'Union Européenne organise des échanges de permis entre ses industries dans le cadre de "l'European Trading Scheme". Logique économique et financière et préservation de l'environnement feraient elles après tout bon ménage ?
On conseille en complément des documents proposés la consultation du site du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) : http://www.ipcc.ch/languages/french.htm
Président de séance
Guesnerie Roger (Professeur émérite au Collège de France et Président d’honneur de l'Ecole d'économie de Paris)Intervenants :
Tourtelier Philippe (Député de l'Ille-et-Vilaine )Berger Arnaud (Responsable développement durable Banques Populaires)
Godard Olivier (Directeur de Recherche CNRS Ecole polytechnique)
Lasry Jean-Michel (Conseiller scientifique du Directeur Général Délégué, Calyon)