Comprendre les populismes

Conférence organisée le 05 nov 2019

Le populisme se définit communément comme le rejet des élites politiques dominantes prôné par certains politiciens prompts à promouvoir des solutions simplistes et inappropriées à des questions économiques et sociales éminemment complexes. Une telle définition décrit bien divers événements récents qualifiés de populistes: l'élection de D. Trump à la présidence des Etats-Unis, le Brexit, la crise politique italienne, l'élection de Bolsonaro au Brésil, pour n'en citer que quelques-uns. Mais elle s'applique aussi à la pression croissante dans nombre de pays de partis qui se situent aux bords extrêmes de l'échiquier politique ou de certains mouvements sociaux autonomes.

C'est une chose de constater la montée de ce populisme, les contraintes croissantes qu'il impose à des gouvernements réformateurs et, dans certains cas, son succès dans la conquête du pouvoir et certains de ses effets immédiats. C'est une autre chose que de comprendre les causes de cette évolution, d'envisager ses conséquences profondes et de concevoir des politiques susceptibles d'en prévenir, dans la mesure du possible, les évolutions économiquement et socialement les plus défavorables. La montée simultanée du populisme dans plusieurs économies, avancées ou émergentes, laisse penser que des causes structurelles propres au contexte économique mondial sont à l'œuvre. Mais ce mouvement peut aussi traduire une évolution parallèle des système démocratiques dans certains pays et la concordance de situations nationales spécifiques pour d'autres. C'est sur ce questionnement que se centrera cette session.

Président de séance

Bénassy-Quéré Agnès (Chef économiste de la direction générale du Trésor)

Intervenants :

Algan Yann (Professeur d'économie à Sciences Po)
Bourguignon François (chaire émérite à Paris School of Economics )
Fornero Elsa (Professeur de Sciences Economiques, Université de Turin)
Rodrik Dani (Professeur d'économie politique internationale à la John F. Kennedy School of Government de l'Université Harvard)

Vidéo de la conférence :