Colonialisme / colonisation, regards croisés historiens - économistes

Conférence organisée le 21 nov 2008

Le thème de la colonisation est au centre de débats qui risquent d’être biaisés par des considérations idéologiques et/ou politiques (de la polémique de 2005/2006 à propos des «effets positifs», jusqu’au récent lancement de l’Union pour la Méditerranée). C’est pourquoi un détour analytique s’avère nécessaire. Dans cette perspective, il semble intéressant de se pencher sur le point de vue des économistes. En effet, la question de l’héritage colonial a été au centre d’un renouvellement des théories de la croissance et du développement. Elle a également été l’occasion d’une rencontre entre historiens et économistes. Comment les économistes intègrent la variable colonisation dans leurs études récentes ? Quel est le point de vue des historiens quant à l’impact de la variable coloniale sur l’analyse économique ?

Modérateur :

Bellet Michel (Professeur de Sciences économiques (Université de Saint-Etienne))

Président de séance

Andreff Wladimir (Professeur émérite de Sciences économiques à l'Université Paris 1)

Intervenants :

Cobham David (Professeur de Sciences économiques)
Bezbakh Pierre (Maître de Conférences en Sciences économiques à l’Université Paris Dauphine)
Zouache Abdallah (Maitre de conférence en Sciences économiques)

Vidéo de la conférence :

Les documents associés à la conférence

Présentation Power Point de David Cobham, Heriot-Watt University, Edinburgh. Plusieurs variables coloniales permettent de mieux comprendre la structure actuelle du commerce des pays en développement, de comprendre le poids de l'histoire coloniale dans le commerce. Parmi elles, les régimes de change ont un poids considérable sur le commerce, plus généralement sur certains caractères institutionnels d'un pays, et sont le plus souvent expliqués par le régime colonial qu'a subi celui-ci. Anciennes ou néocolonies ont-elles alors intérêt à garder des liens avec le pouvoir colonial?



Abdallah Zouache, de l'Université Jean Monnet, dresse un état de la recherche sur la question controversée des liens entre la persistance du sous-développement en Afrique et au Moyen-Orient et le passé colonial de ces régions. Outre le degré de diversité ethnique des pays, leur structure institutionnelle est déterminant pour leur développement, des institutions plus flexibles permettant une expansion plus rapide. Reste à définir correctement ces institutions, en évitant l'écueil ethnocentriste.