Les indicateurs économiques dans une démocratie (vidéo disponible)

Conférence organisée le 20 nov 2008

Les indicateurs économiques, réels, monétaires et financiers, ou issus d’enquêtes, jouent un rôle important dans les prises de décision des agents économiques : entreprises, pouvoirs publics et même particuliers. Parce qu’ils constituent un préalable indispensable au bon déroulement du débat économique et social, ils doivent obéir à des critères de qualité : pertinence, couverture, disponibilité, précision. Cette exigence de qualité, indispensable, n’est cependant pas suffisante, car les agents économiques doivent également comprendre et s’approprier les critères qui la fondent. Or, ceci ne va pas de soi. Deux exemples seront en particulier traités pour l’illustrer. Celui du suivi des cycles conjoncturels d’une part, dans lequel l’exigence de disposer le plus vite et le plus souvent possible d’éléments d’information peut occasionner du bruit statistique, ou des révisions parfois mal acceptées. Celui de l’évaluation du pouvoir d’achat d’autre part, où des problèmes liés à la définition du concept et aux aspects méthodologiques entourant sa mesure peuvent donner lieu à incompréhension.

Modérateur :

Vittori Jean-Marc (Editorialiste Les Echos)

Intervenants :

Anas Jacques (Directeur pour les indicateurs économiques et le système d'information)
Mariton Hervé (Député de la Drôme)
Muet Pierre Alain (Député du Rhône, vice-président de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale )
Fayolle Jacky (Directeur Adjoint des études Groupe Alpha)
Lenglart Fabrice (Chef du département des comptes nationaux de l’INSEE)

Vidéo de la conférence :

Intervenants : Jacques Anas, Jaky Fayolle, Fabrice Lenglart, Hervé Mariton et Pierre-Alain Muet



Intervenants : Jacques Anas, Jaky Fayolle, Fabrice Lenglart, Hervé Mariton et Pierre-Alain Muet



Intervenants : Jacques Anas, Jaky Fayolle, Fabrice Lenglart, Hervé Mariton et Pierre-Alain Muet



Les liens vers des sites ou documents internet associés à cette conférence

Dans la note de veille du Centre d'Analyse Stratégique n°14 de juin 2006, trois arguments principaux sont avancés pour expliquer le décalage entre pouvoir d'achat perçu et pouvoir d'achat mesuré. Premièrement, la mesure de référence est le pouvoir d'achat agrégé des ménages et non le pouvoir d'achat par ménage. Deuxièmement, l'impression d'une dégradation du pouvoir d'achat résulte de l'augmentation du prix et du périmètre de ce que l'on appelle les "consommations contraintes". Troisièmement, le décalage provient de la correction de l'effet "qualité" attribué à certains produits.



Les auteurs de ce rapport s'intéressent à l'écart entre la mesure officielle du pouvoir d'achat et sa perception par les Français. Ils donnent les raisons de cet écart et proposent deux solutions: modifier les conventions de mesure et utiliser des indicateurs complémentaires. 




Dans cet article, Florian Mayneris, doctorant à l'Ecole d'économie de Paris, résume les enjeux de la conférence. Il souligne que les intervenants ont avant tout cherché à expliquer et à proposer des solutions pour limiter l'écart entre les indicateurs statistiques et la perception par les ménages de l'évolution de variables économiques comme le pouvoir d'achat.



Une partie de l'intervention de Fabrice Lenglart, celle sur la problématique du pouvoir d'achat, s'appuyait sur ce dossier de l'INSEE, datant de 2007. Les auteurs s'interrogent en particulier sur les raisons du décalage entre l'évolution du pouvoir d'achat perçue par les ménages et celle dont rend compte sa mesure macroéconomique. Ils proposent plusieurs explications (variations du patrimoine des ménages, rôle de la dynamique démographique...)et évoquent des méthodes alternatives pour mieux tenir compte de la diversité des situations individuelles.