Le blog des intervenants des Jéco 2021

Financer les Etats autrement

Par Jézabel Couppey-Soubeyran qui intervient sur Gérer la dette publique post-Covid
Il a fallu beaucoup de dépenses publiques pour gérer la crise sanitaire et il en faudra davantage encore pour faire face à la crise écologique. Ces dépenses vont inévitablement creuser les déficits publics. Soit on y renonce, au nom de la soutenabilité des finances publiques, et la transformation écologique et sociale de nos sociétés n’aura pas lieu, de quoi compromettre sérieusement la vie humaine sur terre. Soit on en accepte la nécessité et l’urgence. Mais pourra-t-on réaliser ces dépenses de transformation sans rien changer au schéma actuel de financement des États ?

Sortir des énergies fossiles : Quels impacts sur notre système électrique ?

Par Xavier Piechaczyk qui intervient sur Quelles énergies pour les territoires ?
La transition énergétique implique une transformation complète des usages, dont l’ampleur est aujourd’hui sous-estimée. RTE, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, propose dans son étude “Futurs énergétiques 2050” plusieurs scénarios pour atteindre cet objectif et éclairer les pouvoirs publics dans leurs choix énergétiques.

La question des inégalités : Recherche et politiques publiques

Par Jonathan Goupille-Lebret

En arrivant à l’ENS de Lyon, j’ai tout de suite été séduit par la très forte imbrication de la recherche avec les enseignements prodigués à l’école. Au sein du département d’économie, Laurent Simula a réellement inscrit la formation à et par la recherche dans l’ADN du programme académique.
Dès la première année, les élèves ont carte blanche pour s’emparer d’une question de recherche (souvent un sujet de politique publique) et réaliser une contribution à la littérature. Ce projet tutoré permet de stimuler leur créativité, leur faire prendre conscience de l’importance d’acquérir des connaissances techniques tout au long de l’année mais aussi de se rendre compte de la complexité d’une question de recherche pourtant en apparence simple

Faut-il réinventer l'économie de la santé ?

Par Lise Rochaix qui intervient sur Réinventer L’économie de la santé

Les économistes de la santé doivent-ils modifier leurs méthodes et programmes de recherche à la suite du ‘choc de santé’ que constitue la Covid ? Quelles sont les conditions sous lesquelles ils compteront, demain, parmi les contributeurs à l’éclairage des décisions en santé ? Par Lise Rochaix, Professeure de Sciences économiques, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et intervenante aux Journées de l’Economie 2021.

Relocaliser nos productions pour faire gagner la France

Par Laurent Wauquiez

Les Jéco ont réussi à s’imposer comme un événement de référence du monde économique. Ce succès ne doit rien au hasard. En organisant des conférences réunissant des personnalités autant qualifiées que diverses – économistes, universitaires, ingénieurs, syndicalistes, journalistes, hommes politiques, haut-fonctionnaires – les Jéco proposent à chaque édition de grands moments d’échanges et de réflexions nécessaires au débat public. Nul doute que les enjeux essentiels de nos territoires, et notamment la relocalisation de notre tissu industriel, seront au cœur des discussions.

L’illusion de la finance verte

Par Alain Grandjean qui intervient sur "Encastrer l’économie dans l’écologie ?" et "Climat : mais que fait la finance ?"

En septembre 2015, Mark Carney, président du Conseil de stabilité financière, tient un discours exceptionnel à la Lloyd’s de Londres : répondant à une demande formelle des ministres des finances du G20, il affirme que le réchauffement climatique présente des risques systémiques pour le système financier.

Rebâtir notre souveraineté technologique

Par Thierry de De la Tour d'Artaise qui intervient sur "Rebâtir la souveraineté technologique"

Le siècle dernier a vu le développement extraordinaire d’une entreprise emblématique Moulinex, et ceci dans de nombreuses villes de Normandie. 2001, sera une année sombre avec le dépôt de bilan de Moulinex qui frappera cruellement cette région avec des conséquences sociales très importantes.

Le COVID-19 a-t-il vraiment marqué l'avènement des villes moyennes ?

Par Nadine Levratto qui intervient sur Une renaissance des villes moyennes et Du global au local

Le confinement intervenu en mars 2020 et les difficultés à le vivre notamment au sein des métropoles ont attiré l’attention sur les mouvements de population fuyant les grandes villes pour se réfugier dans leurs résidences secondaires plus spacieuses et situées dans des environnements plus champêtres. Bien qu’ils aient fait grand bruit, l’ampleur de ces premiers déplacements est restée limitée ; entre 150 000 et 200 000 personnes auraient voyagé jusqu'à la région des Pays de la Loire et entre 80 000 et 100 000 se seraient rendu en Vendée afin de se confiner dans leurs résidences secondaires. Une fois le choc passé et le télétravail organisé, l’intérêt pour les résidents secondaires a laissé la place aux déménagements plus pérennes, suivant un mouvement centripète semblable. Le monde d’après serait donc celui des villes moyennes comme le constataient plusieurs articles de presse dès l’automne 2020 ?

Le banquier central à l'ère numérique

Par Denis Beau

Dans les entreprises, les administrations, à la maison, dans la vie de tous les jours, la transformation numérique – ou digitale – est à l’œuvre. Elle nous donne des outils puissants que nous n’imaginions pas il y a encore quelques années. Nous l’avons faite nôtre à la Banque de France et la vivons au quotidien dans toutes nos missions : stratégie monétaire, stabilité financière et services à la société. Elle nous permet d’être à la fois plus résilients, plus efficaces et plus accessibles.

Inclusion : une si longue route…

Par Philippe Barret qui intervient sur Quelle mobilisation collective contre la pauvreté après la crise Covid ?

Marin né sans main gauche, Damien Seguin a accompli un véritable exploit en arrivant fin janvier dernier aux Sables d’Olonne après son tour du monde à la voile dans le cadre du Vendée Globe. Une première pour un handisportif. Une belle histoire aussi mais qui, finalement, masque les difficultés que continuent à rencontrer les personnes qui, comme Damien Seguin, sont différentes pour s’intégrer dans la société, que ce soit par le sport, le travail, la culture…

Une utopie transformée en objectif pour être aujourd'hui une réalité

Par Pierre Henri Grenier qui intervient sur Climat - mais que fait la finance ?

Le 13 octobre 2021, la Banque de la Transition Énergétique soufflait sa première bougie au terme d’une année où elle aura tenu toutes ses promesses et tous ses engagements. Née de l’ambition de BPAURA de développer une structure entièrement dédiée à la transition énergétique, la BTE était une utopie qui s’est transformée en objectif pour être aujourd’hui une réalité. Nous avons la conviction que seule la mobilisation transparente de l’épargne des ménages pourra permettre le financement des investissements massifs nécessaires à la transition énergétique ; c’est pour nous une mission essentielle d’une banque coopérative et régionale.

Faire des utopies une opportunité

Par Daniel Karyotis

Il y a 100 ans, dire que le voyage spatial deviendrait touristique, qu’il serait possible d’aller à l’autre bout du monde en moins de 10h, qu’un outil nommé Internet allait durablement changer la face du monde était le propre des fous, des scientifiques ou des visionnaires. Aujourd’hui, les premiers voyages touristiques dans l’espace font l’actualité, New York est à 6h de vol de Paris et jamais autant de personnes n’ont été connectées entre elles via les nouveaux moyens de communication. De la même manière, il y a un siècle les records olympiques semblaient figés pour l’éternité. On pensait que l’homme avait atteint ses limites et qu’il était utopique d’aller encore plus loin. Pourtant, 100 ans plus tard, tous ces records imbattables sont tombés et plusieurs fois !

L’heure des choix

Par Bruno Bernard qui intervient sur Rebatir la souveraineté technologique et Emeline Baume qui intervient sur Séance d'ouverture 2021 ; Les entreprises face a la crise et Un chemin vers un monde plus résilient ?

Les responsables politiques et les scientifiques le répètent à l’envi : le temps de la transition écologique de nos modèles économiques est compté. Conséquences de cette urgence, le coût et la fréquence de chaque crise et de chaque remise en cause augmentent, jusqu’à en devenir intolérables pour les citoyens. La tentation est alors de focaliser l’attention sur des échéances plus ou moins lointaines, paralysantes pour certains, à repousser coute que coute pour d’autres. Cependant, cette focalisation disperse une énergie et un temps précieux que nous devons mettre au service du changement, ici et maintenant.

Une crise que ne ressemble à aucune autre

Par Daniel Cohen qui intervient sur Réinventer la politique économique après la crise COVID et Un chemin vers un monde plus résilient ?

Le Covid a été une crise “totale”, pour paraphraser Marcel Mauss. L’État a dû prendre en charge l’organisation de l’espace public, des transports en commun, professionnel voire familial (en décidant d’envoyer les enfants à l’école ou non). Passé le premier confinement, il est vite apparu que la gestion de la crise exigeait en réalité une coproduction de l’État avec les agents privés, ménages et entreprises, et de l’ensemble des personnels de santé. C’est la cohésion de la société tout entière qui a été testée. Comme le montre une note du Conseil d’Analyse Économique, la résilience des pays face au Covid a été intimement liée à la confiance des populations envers leurs institutions publiques, qu’il s’agisse du gouvernement ou de la communauté scientifique. Préparer la prochaine crise, une nouvelle épidémie, un été caniculaire ou une crise alimentaire, obligera à tirer toutes les leçons de celle que nous venons de traverser. Il n’y aura pas toujours un remède miracle comme le vaccin pour les résoudre.

Entre incertitudes et transformations, avancer…

Par Alain Denizot qui intervient sur la conférence : Le péril des entreprises zombies

Mars 2020, crise sanitaire, confinement… Un seul mot d’ordre à cette époque pour notre économie : survivre ! Face à cette situation hors-normes, c’est à coup de “quoi qu’il en coûte” que l’Etat Français intervient. Plus de 200 milliards d’euros plus tard, les acteurs économiques ont appris à avancer malgré l’incertitude.